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Documents confidentiels protégés avant un traitement contrôlé par une intelligence artificielle

IA générative : quelles données ne faut-il pas envoyer dans n’importe quel outil ?

Copier un texte dans un outil d’IA générative, c’est transmettre ce texte à un service extérieur. Avant de résumer un dossier, reformuler un courrier ou analyser un contrat, il faut donc savoir quelles informations peuvent sortir de votre environnement — et dans quelles conditions.

Ce qui ne doit pas partir dans un outil non validé

  • Les données clients et les dossiers nominatifs : identités, coordonnées, pièces, échanges, situations personnelles ou éléments couverts par une obligation de confidentialité.
  • Les informations juridiques, contractuelles ou financières internes : contrats non publics, contentieux, marges, projets, négociations ou documents de gouvernance.
  • Les données de ressources humaines : candidatures, évaluations, rémunérations, arrêts, sanctions ou informations de santé.
  • Les secrets d’accès : mots de passe, codes temporaires, clés d’API, liens privés ou informations permettant de se connecter à un service.
  • Les documents métier bruts lorsque vous ne savez pas s’ils sont conservés, réutilisés pour améliorer le service ou accessibles depuis un autre pays.

Le test le plus simple

Si vous ne déposeriez pas le document sur un service public de partage de fichiers, ne le collez pas dans une IA grand public sans validation préalable.

Anonymiser aide, mais ne règle pas tout

Supprimer un nom ne suffit pas toujours. Une fonction rare, une date précise, un numéro de dossier ou le contexte d’une affaire peuvent permettre de reconnaître une personne ou un client. Pour un test, partez si possible de données fictives ou d’un exemple entièrement reconstitué.

Trois niveaux pour décider rapidement

Usage libre

Contenu public, générique ou fictif, sans donnée personnelle ni information interne.

Usage encadré

Données internes minimisées ou réellement anonymisées, dans un outil approuvé et pour un usage défini.

Environnement maîtrisé requis

Données clients, personnelles, sensibles ou couvertes par le secret professionnel.

Choisir un outil professionnel

Avant d’autoriser un service, vérifiez le contrat, la durée de conservation, la réutilisation éventuelle des contenus, la localisation des traitements, les droits d’administration et la possibilité de désactiver l’historique. Le nom de l’outil ne suffit pas : les garanties peuvent changer selon l’offre gratuite, individuelle ou entreprise.

Pour un cabinet d’avocats ou un professionnel soumis à une obligation de secret, le choix doit aussi tenir compte des règles déontologiques. Une charte courte indiquant les outils autorisés, les usages permis et les données interdites évite les initiatives isolées.

Utiliser l’IA sans exposer vos informations

NUMELIUM vous aide à sélectionner les outils, définir les règles d’usage et accompagner les équipes avec un niveau de confidentialité adapté à votre métier.

Sources utiles

Informations vérifiées le 21 août 2026.